Jean-Marc Coulom façonnant un balai dans son atelier

L’histoire des balais de Grisolles

Cent soixante-dix ans d’un savoir-faire, et un seul atelier pour le perpétuer.

  • Les mains de Jean-Marc Coulom maintenant un faisceau de paille de sorgho sous la presse en fonte de l'atelier.
  • Jean-Marc Coulom assis à son établi, façonnant une botte de paille de sorgho sur la machine à lier.
  • Jean-Marc Coulom coupant la paille au couteau à l'atelier, des balais terminés accrochés derrière lui.
  • Balais de paille de sorgho terminés, manches en bois clair et cordons rouges et bleus, suspendus en rangs serrés.

Les débuts de l’aventure

Jean-Marc Coulom se lance dans le métier en 1987. Il apprend les gestes fondamentaux : le paillonnage autour du manche, les coutures dont le nombre déterminait la force du balai, et enfin les finitions pour faire des balais réguliers. Il fabrique des balais traditionnels, des balayettes rondes de cheminée et des balayettes plates.

Il cultiva lui-même un hectare de sorgho jusqu’en 1990 pour avoir la paille nécessaire à sa brosserie. Il récoltait, faisait sécher, dépiquait, puis blanchissait les pailles dans des soufrières, et les triait.

Aujourd’hui il est le dernier fabricant du balai de Grisolles, et s’attache à partager cet héritage de diverses manières : en faisant visiter son atelier, et en collaborant avec des artistes et des designers.

Activisme et valeurs

Fidèle à son éthique et à la recherche de la qualité et de l’authenticité, Jean-Marc Coulom a participé à relancer les plantations de sorgho à Grisolles, qui revoient le jour depuis février 2021 — un évènement heureux et historique.

Dorénavant ses balais sont faits dans la plus pure tradition d’antan, avec cette paille qui pousse à deux pas de son atelier.

Les produits de sa brosserie sont faits à la main, avec des matériaux français et locaux.

Un savoir précieux

Sept gestes, dans l’ordre où ils se font. Filmés à l’atelier par Artisan numérique.

Fermer

Le paillon — paille de sorgho et roseau de Camargue — se referme autour du manche en pin des Landes. Machine à paillon, fil de fer, marteau.

Couvrir

La paille fine vient habiller le cœur du balai, tournée sur le tour à balai et serrée au fil de fer.

Coudre

Les coutures, au Crapuchet de Casseneuil. Leur nombre détermine la force du balai.

Arrêter les points

La couture se bloque et se noue, à la ficelle et au crochet.

Peigner et rogner

La paille est peignée puis rognée, jusqu’à ce que le balai soit régulier.

Tailler

La serpette égalise la coupe, d’un seul geste.

Peindre

La touche de couleur qui signe l’atelier, au pinceau.

Jean-Marc Coulom au travail dans son atelier